mercredi 18 juillet 2007

Dérangée (I)

La peur l'éperonnait. La peur est une prise de conscience, un manque de confiance.
Ne serait-elle qu'une phalène nocturne, crépusculaire. Non, tu te trompes, elle avait sans cesse peur de la nuit, peur du silence.
Oui, lecteur, tu devrais déjà t'impatienter. Tu voulais l'histoire, comme çà de but en blanc.
Cette fois-ci, il n'y aura pas d'histoire, particulière. Juste une peur.
Où mènera cette confusion?
Au dérangement, surement. Un désert émanant de nulle part.
Elle n'a pas encore trouvé le moyen de pénétrer son âme.
Parfois, on a besoin du froid pour écrire, pour divaguer.
Un livre... mérite-t-il d'être lu? Et pourtant, elle écrit.
Un va-et-vient sur la page, une angoisse perpétuelle, croissante, une vision.
Une cour, une foule grouillante autour d'un orateur aphone.
Une course.
Ecrire, c'est tout cela.
Jusqu'à quand s'acharnera-t-elle à fabuler des histoires sur mesure?
C'était à croire que le monde entier était ligué contre elle. Elle avait fini par s'en convaincre.
Elle n'était rien qu'une pédante, une girouette.



* La première page de "Dérangée", un livre que je n'ai jamais fini.

4 commentaires:

sammael a dit…

dommage que tu n'est pas continuer!
toujours un plaisir de passer chez toi!
biz
S.

Abdou a dit…

La peur est un manque de confiance? possible. mais surtout une prise de conscience du danger. C'est un fabuleux système naturel d'alerte.
et une femme alertée ne veut nullement dire une femme angoissée.
super joli ce que tu écris là.

Blue Dreamer a dit…

Et si tu nous disais c'est quoi la peur pour toi!
Je sais que ca va etre tres interessent de connaitre ton propre point de vie avec tes propres mots que tu dessine si bien.
A+

Joy... a dit…

@ Blue Dreamer : J'te promets de m'y attablée dès ke j'm'sentairai inspirée :)