Depuis quelques jours, je ne comprends pas exactement ce qui nous arrive.
Déjà, j'ai un blues que je n'arrive pas à gérer et que les lecteurs de mes poèmes ont dû remarquer et en comprendre la cause.
De surcroît, mes parents s'apprêtaient à partir paisiblement en Egypte, maman était aussi heureuse qu'une enfant, elle, qui a souvent souhaité profiter de la splendeur monumentale de l'Egypte pharaonique, quand Mamy, Nana, ou 9amoura, comme j'adore l'appelé depuis que je suis devenue "adulte" est alitée. Elle devient asiatique, comme dit ma cousine qui a huit ans. Non, elle est victime de la sciatique. Maman est à son chevet depuis plus d'une semaine. Chaque jour, je peine à retenir mes larmes en la voyant alitée, elle la vibrante. Forte de ses 74 ans, généreuse et courageuse, elle n'arrêtait pas de mettre sa main dans la pâte, même contre mon gré des fois quand elle veut mettre son expérience au service de mes recettes foireuses. Nous n'arrêtons pas de prier pour qu'elle retrouve son sourire et sa mobilité.
Et dernière dernière -enfin je le souhaite-, voilà que, cet après-midi, mon compagnon de route depuis plus de 23 ans, celui qui m'a accompagné de la maternelle jusqu'aux différents tribunaux, notre Schumacher, le meilleur conducteur comme il adore l'annoncer en se présentant, vient de faire un accident, alors que la voiture est à l'arrêt et qu'il attendait Cindrella en faisant les mots croisés, comme à son habitude, un jeune qui n'avait même pas le permis de conduire a dérapé au volon d'une camionnette accrochant une voiture, qui accroche la notre jusqu'à la plaquer contre un mur. Inutile de préciser que la voiture est définitivement amochée, et que mon Scumacher préféré est blessé.
Quand Cindrella m'a annoncé la mauvaise, je restais immobile, incrédule, les yeux écarquillés, comme momifiée. Ya sattar ostor. Ya latif, inchallah khir... vraiment, inchallah khir.
W 7amdellah 3lik labes ya Schumacher.