mardi 23 janvier 2007

Pudiques Lilas


En fouinant dans mes archives, j'ai trouvé cet ancien poème, dédié à une ancienne amie, tant qu'il relate un épisode de sa vie.



Dédicace : à Leila « Derniers Lilas pareils à des baisers très las »

Apollinaire



Amoureusement,
Un bouquet jaillissait
Et la plaie bée,
Telle une huître de nacre
Se refermait,
Renonçait aux cendres,
Renonçait aux regrets.
Un bouquet d’ambre,
Fauve et tendre.
Belles Lilas,
Comme un cœur bohémien,
Retraçaient une douce romance,
Pudiques, esclaves du ruban.
Amoureusement,
Les Lilas frissonnaient
Naufragées du rêve violet
Pleuraient doucement, s’écroulaient
Et le bouquet tremblait de fièvre
Tremblait jusqu’au bout des ongles.
Un fatras d’ errance,
Gisait des voix brisées,
Des frissons du cœur,
Des nervures des feuilles.
Puisant la force aux rêves,
Les Lilas, rebelles, défirent le ruban
Enfin, fuirent les douces entraves.
Le bouquet, muet, lancinait de douleur
Et les ambres de cachalot se dispersèrent par terre.


Jihen

15 février 2001

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci de nous faire découvrir Netecolo...

Anonyme a dit…

Sur ce beau et super blog, moi l'ignorant en poésie je decouvre anais nin, je decouvre apollinaire, je decouvre andré laurendeau des noms que je n'ai jamais connus mais surtout je découvre anais nin des temps modernes "joy" ou si vous voulez jihen , la tendre créature souvent bléssé dans ses récis ecris et poésies. bonne continuation et bon courage. "anonyme l'ami d'un nesssness"

Téméraire a dit…

C'est une belle sensation de se relire et de faire un petit détour dans le passé.

Bravo pour ces vers, bien taillés